Imaginez un manoir sur la côte des Cornouailles vers 1829, une jeune femme de chambre
qui se voit confier un horrible secret par sa maîtresse mourante, secret tellement terrible pour Sarah Leeson qu’elle décide de cacher la lettre dans les parties inhabitées du manoir et
disparaître à tout jamais.
Néanmoins, comme l’on peut s’en douter, le destin va la rattraper au travers la descendance de sa défunte maîtresse une bonne quinzaine d’années plus tard. Et c’est une pléthore de personnages qui va se trouver mêlée à cette longue enquête.
Mon avis :
Un roman typiquement classique, so british, je ne connaissais pas Wilkie Collins. Peut-être un peu long à mon goût, très romantique, mais plutôt agréable à lire (on n'écrit plus comme ça de nos jours) avec quelques passages comiques ou bien émouvants. J’ai été suffisamment gourde pour ne pas deviner le secret dont le contenu a réussi à me surprendre… Alors que c’était tout à fait prévisible. Bref…
Un roman à déguster avec une tranche de cake et un bon thé. Et j'ai failli oublier : une lecture dans le cadre du Club !
Sur l’auteur : Wilkie Collins est un écrivain britannique de l’époque victorienne. Après des études de droit et l’obtention d’un diplôme d’avocat en 1851, il
connaît son premier succès avec Antonina en 1850. Il rencontre Charles Dickens en 1851 qui deviendra à la fois son ami et principal
éditeur. Ses livres sont qualifiés de «romans à sensation », genre précurseur du roman policier et du roman à suspense. Au cours de sa carrière
il a écrit 27 romans, plus de 50 nouvelles, au moins 15 pièces de théâtres et plus de 100 essais.
(sur cette photo, on dirait le Père Noël...)
Extraits :
& A ces mots Mrs. Jazeph sursauta comme si on l’eût frappée et s’écarta brusquement pour regagner la fenêtre.
- Je ne vous ai pas offensée, j’espère, dit Rosamond en observant ce recul. J’ai la triste habitude de dire tout ce qui me passe par la tête. Et j’ai vraiment cru lire dans vos yeux, à l’instant, que quelque chose en moi vous effrayait ou vous faisait souffrir.
& Comme la grande majorité des hommes dotés d’une stupidité opaque, il éprouvait un plaisir intense à s’écouter parler, et il flairait, à la suite des événements qui venaient de se produire dans la maison, une occasion exceptionnelle de s’offrir ce luxe.
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Elle a changé de vie, radicalement. Aujourd’hui elle est vêtue de rouge et voilée. Elle a
changé de nom, n’a plus de famille, est accompagnée d’une autre servante dès qu’elle sort et doit éviter de montrer son visage aux hommes qu’elle pourrait croiser.
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