Invisible

Publié le par Ilse

Mes lectures AusterTraduit de l'américain. Le jeune Adam Walker est étudiant en littérature et poète à ses heures. Il rencontre un couple un peu atypique lors d'une soirée et s'éprend de Margot. Son compagnon, Rudolph Born est professeur entre-autres mais semble avoir d'autres activités plus secrètes qui l'amènenet notamment à voyager beaucoup.

 

Un meurtre est commis, Rudolph disparaît.

 

Les trois protagonistes se recroisent un peu plus tard à Paris.

 

Adam y rencontre Hélène, future épouse de Rudolph et sa fille Cécile, brillante étudiante en littérature également et traductrice à ses heures d'auteurs grecs. Elle s'éprend d'Adam. Celui-ci est soudainement arrêté par la police sur dénonciation : il possède de la drogue dans sa chambre d'hôtel. Son année d'études à Paris prend fin au bout de quinze jours. Born n'est jamais loin et sait se débarasser des ses ennemis.

 

Avant de mourir, A. Walker a écrit sa vie et envoyé le script à un des ses anciens amis d'université. Celui-ci part pour Paris où il rencontre Cécile.

 

 

Ce que j'en pense : un livre tout d'abord difficile à résumer. On quitte une histoire pour en retrouver une autre avec à chaque fois de nouveaux personnages. Cela ressemble à un huis clos : "le monde est petit". Mais la question demeure : pourquoi "Invisible" ? Est-ce Adam Walker, qui finalement n'a pas eu la carrière brillante à laquelle il se préparait et a tracé sa route incognito, malgré tout. Ou Rudolph Brown, sorte d'agent secret qui n'a finalement jamais eu de vie de famille, vie normale et termine la sienne dans un endroit paumé sur une île aux Caraïbes ?

 

 

Extraits :

 

§ Born déclara que Margot et lui étaient sur le point de partir quand ils m’avaient aperçu, planté seul dans mon coin, et m’avaient trouvé l’air si malheureux qu’ils avaient décidé de venir me remonter le moral – juste pour s’assurer que je ne me tranche pas la gorge avant la fin de la soirée.

 

 

§ Jouer le jeu du système afin de se jouer du système. Un joli petit tour d’hypocrisie, je l’admets, mais tout le monde doit mettre de quoi manger sur la table, tout le monde a besoin d’un toit au-dessus de sa tête.

 

 

§ La peur est une bonne chose, continuai-je, reprenant le mot qu’il avait employé dans sa première lettre, la peur est ce qui nous incite à prendre des risques et à nous pousser au-delà de nos limites normales, et un écrivain qui se croit en terrain sûr a peu de chances de produire quoi que ce soit de valeur.

 

 

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Publié dans Vie à Lire moderne

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Marion 29/10/2010 13:54



J'ai quitté Paul Aster il ya déjà un petit moment mais j'ai vraiment envie de le revoir, euh, de le relire à nouveau! J'espère que ce sera aussi bon que dans mes souvenirs!!!



Sabbio 26/10/2010 17:40



Il a l'air très étrange ce livre, et je dois dire que je n'ai pas aimé ce que j'ai lu de Auster auquel je suis devenue allergique :/



Ilse 26/10/2010 18:30



Je ne connaissais pas cet auteur, mais ce nom me disait quelque chose. Oui, l'ambiance est assez étrange, effectivement. Mais c'est très bien écrit, c'est intéressant de ce point de vue...


 



la pintade aixoise 26/10/2010 11:53



Ah tu ajoutes une ligne à ma liste de lecture !



Ilse 26/10/2010 12:54