Journal d'une théâtreuse

Publié le par Ilse

Mes cours theatre

 

Allez, c’est reparti pour un autre post : le théâtre. J’ai redémarré des cours de théâtre cette année après 3 ans, je crois, de jeûne. (J’ai suivi des cours à St-Remy-lès-Chevreuse avec Philippe Castaing de Puls’art Productions, dont je garde un très bon souvenir).

 

Aujourd’hui, autre prof, autres méthodes. Nous sommes une dizaine. On apprend à se découvrir au travers de tas d’exercices, sur le corps, la voix, l’écoute, l’observation. C’est assez physique pour le moment. L’ambiance, comme souvent, est conviviale, bon enfant.

 

Parler de soi d’une façon neutre, tel était notre exercice précédemment. On doit s’asseoir sur une chaise, se présenter brièvement et repartir le plus neutrement possible. Finalement, chacun a ses tics. Moi c’était celui de m’accrocher à ma chaise…

 

Ce soir sera déjà la 3ème séance… 

 

28.09.10

De retour de mon cours d'hier soir, je reste un peu dubitative. Elle est sympathique la prof, mais nous épuise presque avec ses exercices physiques... Et puis cette manie des matchs d'improvisation ! Pourquoi "match" ? On n'est pas au tennis !

 

Bref, hier je suis un peu restée sur ma faim. J'ai soif de textes, d'apprentissages et d'improvisations "classiques" où ne serions que deux ou trois sur scène et non pas dix.

 

5.10.10

Hier a été une séance plutôt intense… Je m’explique : notre professeure nous a à tous demandé de préparer la représentation d’un texte qui nous plaît, au choix, d’ici fin novembre. La benjamine de notre cours, âgée de 15 ans, a courageusement proposé quelque chose hier, mais je trouve qu’elle n’a pas choisi la facilité. Il s’agit d’un texte d’une chanson (je ne sais plus le nom de l’auteur). Son exercice était de mimer les paroles de la chanson sur le fond sonore.


Une fois terminé, la prof lui demande de redire son texte mais sans le fond sonore, donc de parler et non pas mimer. Et, bizarrement, elle a eu beaucoup de mal, elle bloquait. Après de nombreuses insistances de notre professeure, c’est quand même venu. Puis à tour de rôle, c’était à chacun de nous de se positionner devant elle et redire les paroles à notre façon. En tout l’exercice a bien duré 50 minutes, mais j’ai trouvé cela très intéressant.

 

En deuxième partie de cours nous étions divisés en deux groupes de cinq. Chacun devant trouver un personnage, le lieu de l’action étant « chez le fleuriste ». J’étais supposée faire l’épouse insatisfaite qui attend que son cher et tendre lui offre son bouquet de fleurs pour se faire pardonner. Là, c’est moi qui ai bloqué : impossible de rentrer dedans, de sortir un mot. Les impros à cinq, c’est vraiment pas mon truc.

 

Nous en avons fait une deuxième. Le lieu : une maison de retraite. Très sympa de jouer les p’tits vieux. Certains sont plus inspirés que d’autres… Je dirais que je me suis un peu « rattrapée ». C’est impressionnant le sentiment d’impuissance que l’on ressent quand on rate une impro. Cela met d’autant plus mal à l’aise que ça n’implique pas que soi mais aussi ses partenaires.

 

19.10.10

Impossible de décoller la semaine dernière : j'ai "sèché". Hier, nous avons joué sur la tirade du nez de Cyrano de Bergerac. A 9, les deux heures y sont quasiment passées. C'était intéressant, nous commençons donc à travailler les émotions : énervé, pratique, amical, grave, etc. Je me suis plutôt bien défendue, donc pas encore désespérée.

 

Nous devons chacun présenter quelque chose, un texte joué d'ici la fin de l'année. Mon choix est fait et je suis prête. Logiquement, je devrais jouer le texte dans quinze jours, vacances de Toussaint oblige...

 

Mon texte :

 

Mon p’tit Paul,

Toi-même tu es venu me voir à la fin de mai et je t’avais fait promettre de t’occuper de moi, de ne pas me laisser dans un pareil abandon. Les maisons de fous, ce sont des maisons exprès pour faire souffrir. On n’y peut rien, surtout quand on n’y voit jamais personne.

On voudrait me forcer à faire de la sculpture ici. Voyant qu’on n’y arrive pas on m’impose toutes sortes d’ennui. Dis-toi bien Paul que ta sœur est en prison et en prison avec les folles.

Maman a écrit au directeur que j’étais remplie de mauvaises intentions à votre égard et que je vous détestais et que j’étais prêtre à vous faire tout le mal que je pouvais. C’est pas vrai. Je voudrais tant qu’elle me reprenne à Villeneuve pour vivre avec elle. Crois-tu que ce soit amusant pour moi de passer ainsi des mois, des années, sans aucune nouvelle, sans aucun espoir ! D’où vient une pareille férocité ? Comment s’y prend-on pour vous détourner de cette façon ? Je voudrais bien le savoir.

On m’enverrait en Sibérie que rien ne m’étonnerait.

As-tu fait attention à mes affaires, tu les as bien mises à Villeneuve ? Fais attention à ce qu’elles ne tombent pas entre les mains de Rodin, il a une de ces peurs de me voir revenir. C’est pour cela qu’ils retardent ma sortie, n’est-ce pas Paul ?

Je voudrais bien être chez moi, et bien fermer la porte. Je ne sais pas si je pourrais réaliser ce rêve : être chez moi. Dieu, que je voudrais être à Villeneuve…

 

 

Ta sœur en exil.

 

 

  Mes cours théatre-camille claudel

 

9.11.10

Ca y est. J'ai interprété mon texte ci-dessus en fin de cours. Ca s'est très bien passé, ils ont tous bien apprécié. J'ai fait deux interprétations, sachant que la deuxième fois j'étais plus impliquée. Peut-être que j'aurai encore l'occasion de le jouer.

Pour le reste, on a fait un exercice intéressant complètement basé sur l'improvisation avec un narrateur qui était debout en bord de scène et devait inventer une histoire et une personne sur scène pour l'interpréter en mimant. Exercice périlleux qui demande imagination et bonne observation du mimeur. En ce qui me concerne, j'étais narratrice. Mon histoire était intéressante, mais jamais je n'ai regardé la personne qui mimait, ne serait-ce que pour voir qu'elle suivait. Je suis restée dans mon petit monde... Donc pas top.

 

16.11.10

Hier nous avons commencé le cours sur de la musique classique en mimant le chef d'orchestre. Génial, j'ai bien aimé cet exercice et il ne faut pas hésiter à se défouler.

Ensuite, on a poursuit l'exercice du mime, toujours sur de la musique : il fallait interpréter une action dans un endroit bien précis et délimiter le lieu. Là aussi, on a tous été bien inspirés, en ce qui me concerne, j'ai mimé la fabrication d'un gâteau dans une cuisine. Je me suis un peu mélangée avec les ustensiles, les récipients, mais dans l'ensemble c'était bien. J'ai beaucoup aimé l'interprétation de Camille sur un ring de boxe ! Et le professeur avec ses élèves était pas mal non plus.

 

Le cours s'est terminé sur un exercice d'improvisation en partant d'un texte lu à haute voix avec deux personnages. Là aussi, avec ma partenaire, on s'en est bien tirées, et sommes restées dans le ton absurde du texte.

 

Le soir, je repars ravie. C'est une sorte de bouffée d'oxygène, de bonne humeur qui permet de démarrer la semaine en douceur. J'adore mon groupe, nous sommes tous différents et complémentaires. Je ne pourrai y aller la semaine prochaine (à cause d'une réunion de co-propriétaires, génial !) et je sens que ça va me manquer.

 

30.11.10

Hier était une séance hyper intéressante. Nous avons fait une fois de plus des match d'improvisation. J'avoue que quand Barbara nous a annoncé ça j'ai un peu grimacé, je n'en garde pas un bon souvenir...


Néanmoins on s'y est mis, on se sépare en deux groupes qui chacun a un chef. Celui-ci tire au sort le nombre de personnages, le lieu et l'action. Sachant que pendant l'impro, des comédiens peuvent sortir de scène pour que d'autres prennent le relais, le tout étant de respecter le chiffre tiré au sort. C'est au chef de groupe d'organiser tout ça.


Des erreurs, il y en avait, notamment le manque d'écoute. A un moment donné on s'est tous (10 !) retrouvés sur scène dans un super brouhaha. A nous de nous observer et nous écouter les uns les autres.

 

J'ai appris une chose, lorsque l'on joue à deux par exemple, il faut "tenir à bout de bras" son partenaire, c'est-à-dire le soutenir, l'aider s'il a une difficulté. Il faut donner et tout faire pour qu'il s'en sorte en cas de difficulté.

 

14.12.10

Une séance un peu raccourcie hier du fait du départ d'une personne de notre groupe. Et on a fêté l'embauche de Sylvie au Champagne (à la fin du cours, je précise)

Nous nous sommes remis à nos improvisations où pour une fois ça n'était pas cacophonique. Vivement l'année prochaine alors... 

 

4.01.11

Barbara, notre prof, a trouvé une petite comédie sympathique avec dix personnages. Avec les quelques présents on a donc lu la pièce. Pas évident quand même, il y a des rôles plus intéressants que d'autres... Je risque de faire le rôle de la mamie, pourquoi pas !  On a également pensé à Tchekov où il y a souvent beaucoup de personnages, mais s'attaquer à du Tchekov alors que la plupart d'entre nous sont débutants, c'est sans doute trop casse-gueule. Mais qu'est-ce que ça me plaîrait ! Notre prof veut absolument faire une pièce en entier, donc il faut chercher. A part ça on continue les exercices d'impro et surtout de concentration.

 

25.01.11

On se rapproche lentement mais sûrement de la préparation d'une représentation au mois de juin. Nous avons encore des pièces à  lire avant de se décider. Qu'est -ce qui va déterminer notre choix ? La difficulté du texte ? Les costumes ? La bonne répartition des rôles ? Nous verrons.

On n'était pas nombreux hier, donc on a continué les exercices d'improvisation. Une fois de plus, je n'ai pas été suffisamment à l'écoute de mes partenaires, du coup, je n'étais pas suffisamment dans mon personnage. Il est temps que ça change !

 

7.03.11

Depuis la semaine dernière, je sais, enfin, quelle pièce on va jouer : Vol avec affection, de Philippe CAURE. Me voilà dans le rôle de Christelle, voleuse professionnelle accompagnée de son balourd de mari. En tout il y a 9 personnages. Nous jouons normalement le 7 juin. En attendant, ben y a plus qu'à apprendre le texte. Et puis surtout, repérer quand je dois intervenir, car dans chaque scène il y a minimum 3 personnages. Pas évident.

 

28.03.11

Ouf, après deux manqués, opération oblige, je reviens enfin du cours de théâtre qui cette fois avance bien. J'aime répéter. Et c'est toujours vivifiant, je rentre détendue chez moi. Cool.

 

10.05.11

J'ai donc repris le cours hier. Toujours aussi sympathique. Nous répètons la pièce que nous joueront peut-être le 7 juin. Difficile d'apprendre autant de texte et à chaque cours, il manque quelqu'un. Malgré encore une opération à venir, j'ai décidé de continuer. Après tout, ça change les idées.

 

5.06.11

Nous arrivons à la fin : on va jouer mardi à l'Atrium de Rueil-Malmaison. Je n'ai pas la moindre idée du monde qu'il y aura ou non. Je ne sais même pas si c'est payant... Il est temps que ça s'arrête, mais j'espère que nous passerons un bon moment mardi soir malgré tout le travail qu'il reste encore à faire. Nous allons encore répéter deux fois : demain soir et mardi juste avant la représentation de 20h30. Et je reprends le boulot demain...

 

8.06.11

Hé ben ça y est. C'est fini. La représentation a eu lieu hier et ça s'est plutôt bien passé. Devant un adorable public, nous nous en sommes sortis tant bien que mal. Car la veille, tout était encore très incertain. Sylvie voulait abandonner, dégoûtée de notre mauvaise prestation. Après moult discussions, nous avons décidé de tenter le coup quand même quitte à ce que ceux qui connaissent mal leurs textes le prennent avec eux. Hier soir, juste avant que l'on entre sur scène, il y a encore eu un moment de tension dans les coulisses. Puis on y est allé. C'est la première fois que je vivais une tension comme ça avant un spectacle. Pas super agréable. Néanmoins, je suis quasiment certaine de continuer l'année prochaine.

 

 

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article