La Dame du Nil

Publié le par Ilse

 Mes lectures dame du Nil

 

Je reprends un roman de Pauline Gedge, toujours sur Hatchepsout. Etonnant, parce que dans cette version, elle est la fille cadette de Thoutmôsis et Ahmosé (et non pas l’aînée).

 

Sa sœur aînée, Néférou-khébit est rongée par la solitude et un destin trop prévisible. Thoutmosis, la soixantaine, se désespère de la médiocrité de son dernier fils du même nom et se retourne naturellement vers Hatchepsout, plus vive, plus jolie aussi que sa sœur aînée pour en faire son successeur.

 

La jeune Hatchepsout se prépare à son rôle de « prince » héritier.

Elle demande bientôt à Senmout de l’aider à la construction de son futur tombeau. Puis son père la sacre Pharaon, mais pour assurer sa légitimité, elle doit épouser son demi-frère Thoutmôsis II. De leur union naîtront deux filles. Thoutmôsis prend pour seconde épouse une danseuse de son harem, qui aura un garçon, baptisé également Thoutmôsis.

 

Hatchepsout se « masculinise », porte une fausse barbe et se rase la tête pour une représentation. On parle d’elle au masculin.

Lors de son jubilé, la menace d’une prise de pouvoir par Thoutmôsis III gronde. Dès qu’elle le peut, Hatchepsout l’envoie en campagne mais elle ne peut empêcher l’inexorable. Anéantie par le décès de sa fille ainée, elle ne trouve aucun réconfort chez sa cadette.

 

 

 

Extraits :

 

§ « L’assistance subjuguée oublia ses intrigues et ses inimitiés pour les tourments de l’amour naissant. Puis, après un instant de silence stupéfait, tout le monde se leva et laissa éclater sa joie et son enthousiasme. Hatchepsout rendit calmement son luth à Ipouky et se rassit, indifférente au tumulte général.

- Les imbéciles ! dit-elle sèchement à Senmout. Ils ne savent pas ce qu’ils applaudissent. Ils crient parce que je suis belle et que je chante la beauté. Mais ce chant est facile à interpréter et je n’ai pas une très grande voix. Lorsque le merveilleux Ipouky remplit le temple de ses accents suaves et puissants, ils applaudissent du bout des doigts… Quels imbéciles ! »

 

 

§ Les clameurs du festin résonnaient loin dans la nuit. Les cris et les rires des invités retentissaient en écho dans toutes les rues de la ville où le peuple lui aussi fêtait son pharaon. En dépit de la bonne humeur générale, Senmout ne parvenait pas à se détendre. Aset était présente, couverte de bijoux, impassible. Thoutmôsis lui aussi était là ; entouré de ses amis, il mangeait et buvait, l’air maussade mais vigilant.

 

 

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Publié dans Autour de l'Egypte

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