La Loi du marcheur

Publié le par Ilse

marcheur2Nicolas  Bouchaud est encore au Rond Point.

Mais plus pour longtemps…

Son spectacle, La Loi du marcheur est inspiré du film Itinéraire d’un ciné-fils de Pierre-André Boutang et Dominique Rabourdin. Il s’agit d’un entretien entre Serge Danay et Régis Debray sur le cinéma et son évolution depuis les années 50.

Seul en scène, le comédien se met dans la peau de Serge Danay. Il nous interpelle, nous communique l’émotion, l’admiration qu’il ressentait face à un Gary Grant ou un James Stewart. A 20 ans il part à Hollywood interviewer entre autres monstres de l’époque Buster Keaton pour le compte du très intellectuel magazine, Les cahiers du cinéma. Puis il passe en revue les réalisateurs de la Nouvelle vague : Jacques Rivette, Jean-Luc Godard, François Truffaut, Claude Chabrol et d’autres : ceux qui filmaient les vraies gens ou la vraie vie. Vient ensuite la comparaison avec la télévision qui propose finalement un programme bien stérile voire débile : au public de savoir faire le tri.

La pièce de 1h50 est entrecoupée de scènes du film Rio Bravo, le comédien se mêlant aux acteurs du film.

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C’est intelligent, drôle, un peu cynique mais tellement vrai que j’en ai été touchée.

Ce que dit le comédien sur sa pièce : « La loi du marcheur, c’est l’invention du temps. Quand on marche, on a la sensation d’un temps qui se transforme. Après quelques heures, on découvre un temps à soi, pour soi. Serge Daney disait que ce que voir des films lui avait donné, c’était l’invention du temps. Inventer un temps à lui dans lequel il puisse vivre…

Lorsque je parle de « l’invention du temps » dans le spectacle, nous sommes au cœur de notre sujet. Au point de rencontre d’une pensée sur le cinéma et d’une pratique du théâtre. »

 

Jusqu’au 31 décembre au Rond Point. (cliquez sur l'affiche de John Wayne pour plus d'informations)

Publié dans Vie de Parisienne

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