Les années douces_Hiromi Kawakami

Publié le par Ilse

KawakamiC’est l’histoire d’une rencontre entre une femme de 38 ans et son ancien professeur de japonais. Ils se croisent régulièrement dans le même café et finissent par partager leurs repas. Un lien va se tisser : ils sont deux solitudes.

 

Un jour, ils se disputent au sujet d’un match entre deux équipes de base ball. Tsukiku-san prend les choses à cœur alors que le maître garde davantage de distance. Mais ils s’apprécient et se retrouvent.

 

Lentement ils s’apprivoisent et finissent par accepter ou admettre d’être attirés l’un par l’autre.

 

 

Ce que j’en ai pensé : Ma toute première impression : depuis quand les profs reconnaissent-ils leurs élèves, surtout après de nombreuses années ? Et ils mangent de la baleine ! Plus sérieusement, l’auteur/narrateur nous embarque dans un style très épuré dans cette relation toute en retenue. Ca pourrait énerver mais je me suis laissée porter par la simplicité de cette relation et je dirais aussi son authenticité.

 

Tsukiku-san semble un peu paumée et réagit encore en enfant, ou du moins c’est ce qu’elle pense (conf. extrait n°2). Elle est indéniablement attirée par le maître alors qu’elle rencontre un ancien camarade de son âge qui tente de la séduire. Le maître la rassure et l’apaise.

 

Le livre est aussi une ode à la nourriture, japonaise de surcroit.

 

Bizarrement j’ai apprécié la lenteur de l’évolution de cette relation et j’ai en même temps été agacée par son côté ennuyeux. Et je me dis que je ne pourrais vraiment pas vivre au Japon…

 

 

Quelques mots sur l’auteure : née en 1958,Hiromi Kawakami a publié sa première nouvelle, Kamisama, en 1994, deux autres nouvelles publiées entre 1996 et 2000 ont reçu un prix au Japon. Elle est l’une des rares romancières japonaises à être exportée.

 

 

Extraits :

 

& Notre style de rencontre, c’est dans le petit troquet à moitié sombre, devant une assiette de pâté de soja froid si la saison s’y prête, comme maintenant, en train d’activer nos baguettes dans un plat de ce même tôfu bouillant si la saison est encore fraîche, à siroter du saké l’un à côté de l’autre.

 

& Moi, au contraire, je ne suis sans doute toujours pas une « grande personne » digne de ce nom. Quand j’étais à l’école primaire, j’étais très mûre pour mon âge. Mais au fur et à mesure que le temps passait, devenue collégienne, puis lycéenne, j’ai cessé au contraire d’être adulte. Avec les années, j’ai fini par devenir parfaitement puérile.

 

& C’était comme un léger ouah ! Chiro aboyait d’une voix aiguë et elle avait pris exactement la même voix. Puisqu’elle savait faire des tours de passe-passe, elle était probablement plus douée que les autres, mais de là à calquer la voix du chien… Vraiment, c’était la même voix, je n’en revenais pas.

 

 

 

 

¨¨¨¨¨

 

Publié dans Vie à Lire moderne

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

Le Journal de Chrys 10/06/2011 07:28



Merci pour cette critique!!!