Les nourritures terrestres

Publié le par Ilse

Mes lectures Gidede André Gide

 

 

Ou comment profiter un maximum de la vie sans prévisions, sans regrets, sans projets. L’auteur nous raconte avec délectation des voyages en Italie, des moments de grâce, des belles rencontres…

Il philosophe, explique à un certain Nathanaël comment s’extasier de tout au risque de paraître aussi égoïste voire orgueilleux…



Ce que j’en pense : A la première lecture je me dis que je m’attaque à du costaud. Ce livre aux pages jaunies trainait dans mon ancienne bibliothèque. J’ai beaucoup aimé le passage décrivant la ferme : les granges, les greniers, la laiterie, l’étable, le fruitier, le pressoir… ll en émane beaucoup de poésie, de joie de vivre ou savoir apprécier les choses simples qui nous entourent.

 

Extraits :

 

§ Dès ce jour, chaque instant de ma vie prit pour moi la saveur de nouveauté d’un don absolument ineffable. Ainsi je vécus dans une presque perpétuelle stupéfaction passionnée. J’arrivais très vite à l’ivresse et me plaisais à marcher dans une sorte d’étourdissement.

 

 

§ Repos ! silence ; égouttement sans fin des claies où les fromages se rétrécissent ; tassement des mottes dans les manchons de métal ; par les jours de grande chaleur de juillet, l’odeur du lait caillé paraissait plus fraîche et plus fade… non, pas fade : mais d’une âcreté si discrète et si délavée qu’on ne la sentait qu’au fond des narines et déjà plutôt goût que parfum.

 

 

§ Le plaisir physique la faisait vivre, comme l’exaltation d’une victoire. L’unifiait, unifiait en elle la vie et la mort. D’ailleurs, elle n’avait pas peur de la mort. Ne haranguait-elle pas ses troupes en exaltant la mort, préférable à l’esclavage, à la soumission, à la défaite ?

 

 

 

Les nouvelles nourritures

 

L’auteur nous parle de rencontres, de choses qu’il n’a pas faites à regret, toujours sous forme poétique ou philosophique. Il va à l’encontre de toute forme de moralité, toutes les convenances qui finalement pour lui finissent par nous empoisonner la vie. Il est beaucoup plus direct et un peu moins lyrique que dans l'autre livre.

 

 

Ce que j’en pense : je trouve l’auteur plus explicite sur le carpe diem. Apparemment, il aurait écrit ce livre après avoir été malade ou hospitalisé. Je vais garder ce petit bouquin précieusement.

 

 

Extraits :

 

§ Toi qui viendras lorsque je n’entendrai plus les bruits de la terre et que mes lèvres ne boiront plus sa rosée – toi qui, plus tard, peut-être me liras – c’est pour toi que j’écris ces pages ; car tu ne t’étonnes peut-être pas assez de vivre ; tu n’admires pas comme il faudrait ce miracle étourdissant qu’est la vie.

 

§ Connais-toi toi-même. Maxime aussi pernicieuse que laide. Quiconque s’observe arrête sont développement. La chenille qui chercherait à « bien se connaître » ne deviendrait jamais papillon.

 

§ Rien ne m’empêchera de croire que l’humanité pourrait être plus rigoureuse, plus saine, partant plus joyeuse ; et que nous sommes responsables d’à peu près tous les maux dont nous souffrons.

 

 

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Et maintenant, je vais pouvoir attaquer Manon Lescaut...

Publié dans Vie à Lire moderne

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Picardine 01/02/2011 09:59



Bonne Continuation à Toi et merci de publier dans ma communauté. Cordialement



Ilse 13/02/2011 12:43



Ben c'est avec plaisir. A bientôt.