Un roman russe

Publié le par Ilse

Mes lectures roman

 

 

J’ai acheté ce bouquin il y a quelques temps. Ca m’arrive parfois, une envie d’avoir des livres chez soi et prendre le temps de les découvrir. Le titre de cet ouvrage me rappelle Un testament français, que j’ai lu il y a longtemps de Andreï Makine.

 

II s’agit d’ailleurs aussi d’une biographie. Le livre commence par une enquête journalistique à propos d’un ancien soldat hongrois qui vient d’être libéré, après avoir été interné pendant cinquante ans dans un hôpital psychiatrique quelque part en Russie. En parallèle, l’auteur nous raconte sa relation avec Sophie, les hauts et les bas, celle avec sa mère (Hélène Carrère d’Encausse), dont il tente d’avoir quelques informations concernant la vie tumultueuse de son grand-père. Il rédige cette biographie entre Paris et Moscou ayant lui-même des origines russes. Bizarrement il retourne dans le patelin où a été retrouvé l’ancien soldat hongrois pour y faire un reportage.

Entre-temps il a écrit une nouvelle un peu salace parue dans Le Monde dédié à sa copine. Que de rebondissements !

Quand il apprend la mort d’une des protagonistes de son reportage, il retourne de nouveau à Kotelnitch. Le film est enfin monté, la vie a repris son cours et le livre arrivé à terme.

 

 

Extraits :

 

§ Ce qui est sûr, c’est que je ne peux pas voir un pauvre type avec son enfant dans le métro sans me figurer sa honte et son humiliation, la conscience qu’a l’enfant de cette honte et de cette humiliation, et avoir à mon tour envie de pleurer.

 

 

§ J’ai des cigarettes mais pas de feu et toutes les cinq minutes en demande à mon voisin qui me tend son briquet avec une silencieuse courtoisie. Deux dames assez âgées, avec un petit chien, s’approchent et, voyant toutes les tables occupées, se tournent vers moi : nous pouvons nous asseoir, vous êtes seul ? Je réponds : oui, mais je voudrais le rester. Retraite outragée, rires à une table de très jeunes gens.

 

 

§ You say in your story that you love the Real but it exalts the Unreal and the Evil. I hope that woman slapped you when you met her for degrading her in that way. I hope she left you. You deserve it. You deserve to have your heart broken.

 

 

 

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Publié dans Vie à Lire moderne

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